Je suis un ti-gars du Québec, province francophone du Canada. J'ai grandi dans une plus petite ville mais me suis retrouvé rapidement à
Montréal : où la vie rapide donne autant qu'elle prend. Pendant l'éternité de mes études en ingénierie (technique, bac, maîtrise.. un beau 10 ans) j'ai réussi à me faufiler un peu partout : Canada et États-Unis sur le pouce , puis Chine et Amérique Centrale, ces fois-là en machine volante. À travers les rencontres et les expériences vécues, je sens que j'ai beaucoup grandi.
Les expériences les plus déstabilisantes ont été les plus riches, les plus intéressantes. Certaines ont renforcé ma curiosité pour les cultures et encouragé la
remise en question. D'autres m'ont appris à écouter mon
intuition, mes
rêves. En cours de route j'ai développé et nourri beaucoup de projets et de passions.

Je suis particulièrement amoureux de la
nature, des
systèmes auto-suffisants et de la
simplicité. Mon étude de l'intelligence m'a dévoilé l'importance du savoir
sentir, du savoir
apprécier et de la concentration sur le
moment présent pour goûter au bonheur. Je penche donc beaucoup plus vers l'être que vers l'avoir, préférant la
liberté du pauvre aux responsabilités du riche. Afin de maintenir un équilibre agréable de liberté et de survie, je tente de marier une
vie écologique et alternative à la
coopération pratique et technique avec les humains qui m'entourent. Au niveau pratique, je m'investit dans des
communautés urbaines, rurales et parfois virtuelles. Dans la technique, je développe et partage des compétences dans le cadre de l'
informatique libre, de l'
algorithmie et de la
linguistique.

À l'occasion, je suis un
vagabond moderne. Utilisant un réseau d'amis (et certains
réseaux d'hospitalité) ou mon fidèle
hamac, je sert au mieux les gens et les endroits qui m'accueillent pour un temps. Évidemment, lorsque j'ai pied à terre, je rend la pareille aux voyageurs et vagabonds. La
récupération d'une certaine surproduction alimentaire ou les
plantes et fruits comestibles de la nature et de la ville suffisent souvent pour me nourrir. Il m'arrive donc d'errer avec mon ordinateur portable, quelques vêtements, mon hamac et mes idées à la recherche d'un ami, d'un lieu agréable, d'un projet à construire. Depuis quelques temps, je préfère le
vélo, le
pouce (auto-stop) et le
voilier aux autres moyens de transports plus polluants. Le peu d'argent dont j'ai besoin, j'espère le gagner à travers des
projets ouverts auxquels j'ai vraiment envie de participer. Quand c'est possible, je préfère le
troc.
En juin 2011, mon coeur a découvert un lieu qui m'inspire assez pour me garder auprès de lui, malgré la curiosité qui m'habite. J'avoue, de par ma tendance
autarchiste, avoir un penchant pour les lieux fertiles et pleins de vie animale. Pour l'amour de mes proches par l'inspiration de mes ancêtres, j'ai récemment décidé de m'installer, pour un temps du moins, à Mont-Louis en Gaspésie, sur une terre nommée
Nouvelle-Gaule.